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Société, Arts
15 avril 2021
Derrière la caméra de Brahim
PAD #Profession A Découvrir

Comment fait-on pour devenir réalisateur·trice ? Si ce métier vous a toujours intrigué·e, voire fait rêver, vous vous êtes sûrement déjà posé cette question. Je suis partie à la rencontre de Brahim Yaqoub, fondateur de la boîte de production Great Plains Pictures, pour qu’il nous explique son parcours. Ce qui nous intéresse : comment on devient réalisateur·trice ? Par quels moyens commencer ? Comment se constituer un réseau ou se sentir légitime ? Curieu·ses·x des backstages ou apprenti·e·s réalisateur·rice·s en herbe, cette interview est faite pour vous !

Écrit par : Amélie Lacomere Burel

Crédits photos : Brahim Yaqoub

Brahim Yaqoub est un travailleur acharné. Persévérant et déterminé, il commence la vidéo tout seul, sur le peu de temps libre qu’il dispose en dehors de son travail. La vidéo n’était pas sa vocation première, et pourtant, il a réussi à se construire une patte artistique et une réputation. Il nous explique son parcours qui s’écarte des sentiers battus, de ses débuts à aujourd’hui.

Son désir de devenir réalisateur ne s’est pas construit en un jour. Il a dû faire des sacrifices pour développer sa passion.

“En 2012 je commence à mettre de côté (...) bref pendant un an j’ai mangé des pâtes et du coup j’ai pu acheter mon premier appareil.”

 

Pas toujours facile à mettre en place, une bonne organisation de son travail est indispensable. Au départ, ça n'a pas été évident pour Brahim. Avec du recul, il nous explique ses astuces.

“Il m’a fallu du temps pour trouver une manière de travailler qui fasse que je ne m’écarte pas toujours du sujet”

Quand je lui demande s'il s’est senti légitime au début de sa carrière, Brahim me répond : “J’ai absolument pas de carrière”. Il a fait beaucoup de projets, mais il y en a encore 1000 qui attendent, et tout est encore à faire selon lui.

Pour ce qui est de ne pas se sentir légitime, c’est ce qui arrive toujours au début : “C’est un piège dans lequel on peut tomber, et dans lequel moi je suis tombé pendant très longtemps (...) même après deux ans d’expériences dans la vidéo j'avais l'impression d'être microscopique à côté de beaucoup de réalisateurs à Nantes.”

“ Faut vraiment pas penser que les gens autour de vous sont meilleurs que vous”

 

Une fois un pied dans la vidéo, comment faire valoir et vendre son travail auprès des autres ? Une question pas évidente mais essentielle à tout·e jeune réalisateur·trice qui débute : savoir se construire un réseau. Dans cet extrait, Brahim nous livre ses conseils pour se construire un réseau professionnel et explique en quoi cela aide à propulser ses créations au devant de la scène.

“ Il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide aux gens, il faut se dire qu'on ne peut pas réussir seul·e.

Comment réussi-t-il à se renouveler et à trouver de nouvelles idées ? D’abord inspiré par l’univers de la danse, son travail puise aujourd'hui dans d’autres milieux créatifs. Même si le mouvement reste la signature artistique indissociable de ses créations.

“ Continuez à nourrir votre œil de pleins d’imaginaires différents. Ça peut vous permettre de créer de nouvelles choses. Comme ça vous serez conscient·e que d'autres choses existent, ça évite de tourner en rond dans votre imaginaire.”

 

Le passage par une école, un parcours obligatoire ? Est-ce qu’il est possible de vivre sa passion ? Dans cet extrait, Brahim nous partage son retour d’expérience et tend la perche aux jeunes réalisateur·trice·s qui se posent ces questions légitimes. 

“Soyez patient·e·s mais sachez que c’est long. C’est l’école de la rue, c’est pas évident. Mais je reste optimiste, faites-le ! Si c’est votre passion, lancez-vous !”

CLAP DE FIN

Lorsque j'ai découvert le travail de Brahim, la première chose qui m’a interpellée a été l’esthétique de ses créations audiovisuelles. La captation du mouvement se fait d’une manière presque naturelle. Il me confie pendant l’interview que c’est parce qu’il a lui-même été un danseur avant qu'il arrive aussi bien à capter et surtout anticiper le mouvement des danseur·euse·s avec sa caméra. 

À la suite de cette interview, j’ai été assez impressionnée par la détermination dont Brahim à fait preuve dès le début de sa carrière pour mener à bien sa passion pour la vidéo. Son parcours et l’expérience qu’il m’a partagée aiderons j’espère à se rendre compte que tout est possible et que parfois il suffit de se lancer et d’y croire.

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