La terre parle arabe : Un documentaire sur le projet sioniste
Du 28 janvier au 9 février, les cinémas de Loire Atlantique ont ouvert leurs portes à la Semaine du cinéma palestinien. “La Palestine au-delà des images”, c’est le nom de cette 9EME édition organisée par l’Association France Palestine Solidarité 44.
Au programme, une trentaine de séances réparties entre les cinémas du département, toutes suivies d’un échange avec le public. Deux intervenants étaient également présents lors de certaines séances : le réalisateur Yvann Yagchi et l’historienne de la Palestine Sandrine Mansour. Cette dernière participait à la projection du film “La terre parle arabe”, au cinéma Cinécens de la Gobinière, à Orvault. Ce film est un documentaire palestinien réalisé en 2007 par Maryse Gasgour avec la participation de l’historienne. Il raconte le nettoyage de la terre palestinienne par les sionistes à l’aide de témoignages et avec l’expertise d’un historien Nur Masalha. A sa sortie, il est censuré par la télévision française mais cela ne l’empêche pas de remporter de nombreux prix.
"Une colonie de peuplement"
D’après l’historienne, les raisons de cette censure sont “la présence d’images d’archives qui parlent d’elles-mêmes, la meilleure arme contre la propagande”. En effet, pour ce documentaire, les réalisateurs se sont plongés dans des archives inédites : la presse de l’époque, des documents officiels, des interviews d’historiens et des témoignages de Palestiniens antérieurs à 1948. L’historien le raconte lui-même, ayant étudié à Jérusalem, ce sont dans les archives centrales sionistes et celles du gouvernement qu’il trouve des montagnes de documents, la plupart datant des années 30, mais aussi d’avant. Il découvre ainsi la notion de transfert, datant de la fin du XIXe siècle, à savoir, le projet de transférer le peuple juif en Palestine et les Palestiniens hors du territoire. Grâce à ces recherches et aux témoignages, le documentaire expose la mise en oeuvre du projet sioniste sur la terre palestinienne, par le terrorisme. D’après les mots de Sandrine Mansour : “On parle ici d’une colonie de peuplement. La dernière phase de ce type de colonisation est le génocide, on y assiste en ce moment.”